drapeautitre


 



Tous les Chefs de Corps de tous les Régiments
L'histoire de notre béret vert à la hure de sanglier


Un héritage prestigieux



Le 2e Régiment de Namur naît le 16 octobre 1830, à la révolution belge. En fait, c'est la "Tweede Afdeling" de l'armée néerlandaise qui change de nom.
Le 25 novembre de la même année, il devient le 10e Régiment de Ligne et reste à Namur.
Lors de la "campagne des 10 jours" en 1831, le Régiment participe le 7 août aux combats de Kermpt et le 8 août à ceux de Cortessem. Il recevra son drapeau des mains du Roi Léopold Ier à Louvain le 22 décembre suivant.
Après un séjour à Liège, il déménage à Arlon en 1889, mais en 1914, l'EM du Régiment et deux de ses bataillons sont détachés à Namur.

En août 1914, le Régiment au complet prend une part majeure à la bataille de la position fortifiée de Namur, ce qui lui vaudra plus tard sa première citation: "Namur". Il réussit à quitter la position de Namur et à "s'exfiltrer" vers la France.
Il arrivera à Anvers... via Rouen, Le Havre et Zeebruges!
Il se distinguera à Termonde lors du repli vers l'Yser où sa position défensive ne faiblira jamais.
Lors de l'offensive libératrice, le 10e Régiment de Ligne ajoutera deux faits d'armes à son histoire à Eessen et à Cortemarck. Ses pertes totales pour le premier conflit mondial s'élèvent à 1500 hommes tués sur un effectif de 3500.
Cinq citations,
  • Namur
  • Termonde
  • Yser
  • Eessen
  • Cortemark
lui sont attribuées et la Fourragère de l'Ordre de Léopold lui est accordée.
(voir la page "citations")


Magnifique site internet relatant les carnets de guerre 1914-1916 du Colonel Verbist, commandant du 10e de Ligne en 1914-1916, dont vous trouvez le nom dans la citation NAMUR du Régiment,
réalisé par son petit-fils, M. Raoul C. verbist, de Sint Denijs Westrem. Notre vive gratitude lui est acquise.



Magnifique 10e Régiment de Ligne


(10-03-06) Trois ans avant que le Régiment ne devienne les Chasseurs ardennais...
Quelques photos des cérémonies du centenaire.


Cérémonie du centenaire du Régiment: les anciens, parmi les spectateurs, sont rassemblés devant le palais provincial d'Arlon
Les spectateurs attendent le défilé devant le monument au 10e de Ligne à la "Caserne Léopold" à Arlon
Devant l'ancien palais de justice d'Arlon, comme on le fait encore aujourd'hui, des militaires sont habillés dans la tenue de leurs ancêtres, cent ans plus tôt!


Un autre groupe d'anciens se trouve devant l'ancien kiosque de la place Léopold à Arlon.

Nous devons également ces images au petit-fils du Lieutenant général Verbist.




Par Arrêté Royal du 10 mars 1933, le 10e de Ligne devient le Régiment des Chasseurs Ardennais. Ses attributs distinctifs seront désormais:
  • le bientôt légendaire béret vert
  • la hure de sanglier
  • l'écusson vert sapin, passepoilé de pourpre
  • plus tard: un manteau court et des bottes de cavalerie
L'esprit des nouveaux Chasseurs Ardennais est ainsi créé dès le départ: être en tous points dignes du Régiment dont ils ont hérité le passé et les citations.
Ce Régiment de Chasseurs Ardennais donnera bientôt naissance à trois "groupements mixtes":
  • le premier bataillon, augmenté d'un bataillon de cyclistes-frontière stationnera à Arlon
  • le deuxième, augmenté d'un bataillon de cyclistes-frontière, à Bastogne
  • le troisième, augmenté d'un bataillon de cyclistes-frontière, à Vielsalm
Vivant dans leur Ardenne "comme un poisson dans l'eau", les Chasseurs Ardennais, coiffés du béret vert à la hure de sanglier, gratifiés d'une marche entraînante qui allait devenir une chanson que beaucoup de jeunes du pays connaîtraient (voir la page "marche"), se démultipliaient de mois en mois.
Leurs effectifs allaient atteindre le 10 mai 1940 près de trente-cinq mille hommes dans deux divisions, un Régiment d'Artillerie et un Bataillon de motocyclistes.
retour page




Une Mission sacrée

..


C'est le 15 septembre 1934, au cours d'une imposante cérémonie sur la plaine de Waltzing à Arlon, que les trois groupements mixtes, qui seront trois régiments dès 1937, reçoivent leur drapeau des mains du Roi Léopold III. Voir la page Waltzing34.
Celui-ci leur dira ce jour-là des paroles qui allaient, moins de six ans plus tard, révéler tout leur poids:

« Officiers, sous-officiers et soldats des bataillons de Chasseurs Ardennais, je vous confie ces drapeaux dont les destinées sont désormais unies aux vôtres.
A vous d'en faire de glorieux emblèmes car la gloire d'un drapeau est faite de la bravoure, de l'héroïsme, du sacrifice de ceux qui servent sous leurs plis. »


Le vrai premier commandant du 1ChA

(11-09-06) Ce fut pendant longtemps une controverse: le premier patron du 1ChA était-il le LtCol BEM Lambert Chardome, ou bien le Major Léon Massonnet?
Quand le 10e Régiment de Ligne changea de nom et devint le Régiment des ChA en mars 1933, son patron était le Col BEM Jacqmain. Celui-ci passa la main le 3 juillet 1933 au LtCol BEM Chardome.
Quand, l'année suivante, le Régiment fut divisé en trois groupements mixtes (chacun à un bataillon miliciens ChA et un bataillon volontaires cyclistes), le LtCol BEM Chardome resta au commandement de l'ensemble; c'est lui qui présenta les troupes au Général Verhavert à Waltzing le 15 septembre 1934. C'est le Major Massonnet qui commanda - et reçut le Drapeau des mains du Roi - le 1er des trois nouveaux Groupements mixtes, ainsi qu'allaient s'appeler les 1, 2 et 3ChA jusqu'en 1937.
Le commandement Massonnet ne dura hélas pas longtemps comme vous le montre l'image ci-jointe, que nous devons aux archives de M. Raoul Verbist, descendant de l'ancien Commandant du 10e de Ligne.

Au plus haut niveau de notre armée, on s'occupe des "nouveaux" bérets verts.
C'est ainsi que ce texte de la Dépêche Ministérielle N VII.A/3769, signée du Général-major Van den Bergen, alors sous-chef de l'Etat-Major Général, fixa
l'INSTRUCTION DU CHASSEUR ARDENNAIS EN 1934

Buts à atteindre :
  1. Compléter et perfectionner l'instruction individuelle : cycliste, fusilier, grenadier, EM, mitrailleur et servant de 47
  2. Leur donner, en plus, l'instruction TS, pionnier, observateur d'infanterie, artificier
  3. Exercer les équipes à l'emploi du matériel spécial : ventilateurs, projecteurs, équipement de défense collective antigaz
  4. Réaliser l'interchangeabilité des hommes dans les équipes
  5. Dresser à fond tout le personnel aux opérations d'alerte, d'occupation des abris
  6. Initier les hommes aux fonctions de caporal et préparer certains à suivre des cours de sous-officiers
  7. Chercher, par tous les moyens, à développer l'initiative de tous de manière à les rendre débrouillards
  8. Accorder une importance très grande aux sports
  9. Développer particulièrement l'émulation et l'esprit d'équipe.
(signé) Général-major VANDENBERGEN - sous-chef d'EM Général
retour page



UNE CAMPAGNE EXEMPLAIRE

Le 10 mai 1940, les Allemands franchissent la frontière et se ruent vers l'ouest.
Pendant toute la durée de la campagne, les Chasseurs Ardennais vont rester à la pointe du combat. Partout et durant dix-huit jours, ils rempliront leurs missions au-delà de ce qui leur était demandé.
Les noms de Bodange, Strainchamps, Bastogne, Chabrehez, Vielsalm, Rochelinval, Temploux, la Dendre, l'Escaut, la Lys, Vinkt, Gottem... jalonnent leurs combats et leurs sacrifices.
Leur bataillon d'artillerie se ferait littéralement massacrer sur le canal Albert. Une partie se reconstituera en France tandis qu'une autre combattra encore sur la Lys.
Le bataillon Moto de Chasseurs Ardennais combattra d'un bout à l'autre de la Belgique, tel le corps de pompiers du 7e Corps.
La Lys, où deux divisions de Chasseurs Ardennais, voisines par hasard, car dans deux corps différents, combattront côte à côte jusqu'à l'ultime moment, serait leur contribution majeure à ces quatre jours de résistance qui allaient, selon Liddell Hart lui-même, donner un précieux délai aux forces alliées pour rembarquer avec succès à Dunkerque.
Beaucoup de Chasseurs Ardennais réussiront à échapper à la captivité et se retrouveront dans les maquis ardennais. Là-bas, leur béret vert devenait le signe distinctif de nombreux autres résistants qui ne l'avaient jamais porté auparavant.
Près de mille Chasseurs Ardennais perdraient la vie à la guerre. Les citations Ardenne, La Dendre 1940, Vinkt, la Lys, Canal Albert, Belgique 1940, seront octroyées à nos Régiments.
(voir la page "citations")

Bodange en quelques lignes


Pour ceux qui n'aiment pas les longues explications, le combat de Bodange, 10 mai 1940, en 10 lignes.
Les positions
A: premier emplacement du peloton Autphenne. B: emplacement pris par ce peloton après les premiers contacts. C: peloton Docquier. D: section Renauld, détachée du peloton Docquier. E: emplacement du poste de commandement (PC) de Compagnie. F: 2e PC Cie après chute du peloton Docquier. G: croix Bricart. H: position finale du groupe fusil-mitrailleur du Sgt Talbot.
Les combats
1: premier contact avec la section Renauld. 2: débordement ennemi qui provoque le rappel de la section Renauld au sein du peloton en C. 3: le peloton Autphenne change de place sur la suggestion de l'Adjt Vloebergh pour mieux faire face à l'ennemi qui s'est présenté. 4. Défilé ennemi devant les feux des deux pelotons réunis, lourdes pertes allemandes. 5: assaut du peloton Docquier, détruit, chef de peloton tué. 6: nouvelle attaque venant de Warnach ; arrêtée au pont sur la Sûre. 7: large débordement ennemi dont l'assaut final emportera le peloton Autphenne. 8: attaque du PC Cie et du groupe du fusil-mitrailleur de Talbot replié en H. Le Comd de Cie est tué avec plusieurs de ses hommes. 9: les aéroportés venus de Fauvillers prennent le groupe Talbot en H, derniers défenseurs de Bodange.
Conclusion: une demi-journée de combats avec des unités issues de deux divisions distinctes, pour venir à bout de deux pelotons, n'ayant ni appui d'artillerie ni armes antichars.
Neuf tués... Vingt-six prisonniers... Braves Chasseurs ardennais !
Photo Google Earth 2005

retour page


L'ESTIME DE TOUS

Le 30 août 1950, quatre semaines après l'effacement du Roi, la République française, par la voix de son Ministre de la Défense nationale, citait le 1er Régiment de Chasseurs Ardennais à l'ordre de l'armée et lui octroyait sa Croix de guerre avec palme.


Le 19 mars 1945 se constitue à Peruwelz le 1 Bataillon de la 4e Brigade d'Infanterie Steenstraete. Ce nouveau bataillon de volontaires de guerre se compose de quelques Chasseurs Ardennais de 1940 et de nombreux jeunes issus des mouvements de résistance.

Fin mars 1945, le Bataillon fait mouvement vers l'Irlande du Nord et plus précisément le camp Union Lodge au sud de Portadown. Là, dans des conditions très rudes, le Bataillon s'entraîne dans l'espoir de pouvoir combattre sur le continent, car la guerre n'est pas terminée.

La capitulation allemande intervient en mai alors que le Bataillon n'est pas encore à son effectif complet. Ce qui sera fait en août 1945. Dans sa grosse majorité, le cadre sera constitué de Chasseurs Ardennais.







Le 4 novembre 1945, le Bataillon rentre en Belgique et s'installe à Bruges pour une courte durée, puisqu'à la fin du mois, il fait mouvement vers l'Allemagne occupée.
Sous le commandement du LtCol Marchau, le Bataillon prend garnison à Euskirchen en mars 1946.
Là, conformément à la Dépêche Ministérielle " Unités de Tradition " N° 560 émanant de l'EMG Section Historique, ce bataillon de la 4e Brigade reprend l'appellation " Bataillon de Chasseurs Ardennais ", mais il porte encore le béret kaki.



remise des nouveaux bérets verts





En date du 11 avril 1946, par Arrêté du Prince Régent N° 2138, le drapeau du 1er Régiment de Chasseurs Ardennais est attribué au Bataillon de Chasseurs Ardennais qui deviendra par la suite le 1er Bataillon de Chasseurs Ardennais, le 1ChA.
Le 4 mai 1946, Place Poelaert à Bruxelles, au cours de la journée de l'Infanterie, Monsieur Defraiteur, Ministre de la Défense Nationale, remet solennellement le drapeau du bataillon à son chef de Corps le Lt Col Marchau, qui le confie au porte-drapeau, le SLt Lebegue (ce drapeau est la reconstitution de celui du 1er Régiment de Chasseurs Ardennais, brûlé le 28 mai 1940).



Le 11 mai 1946, le Bataillon quitte Euskirchen et revient à Bruges où les Volontaires de guerre seront démobilisés.
Le 1er octobre de cette année, le Bataillon fait ses adieux à la 4e Bri-gade et quitte Bruges le lendemain pour Aix-la-Chapelle et la caserne de Brandt. Il passe à la 6e Brigade d'Infanterie.
Ce n'est qu'en février 1947 que les Chasseurs Ardennais, installés au Camp Vinkt à Siegburg retrouvent leur légendaire béret vert.

retour page




LA RELEVE ASSUREE


Reconstitué en 1946, retrouvant son béret vert dès l'année suivante, un bataillon de Chasseurs Ardennais bientôt suivi de cinq autres, tant dans les forces régulières que dans la réserve, allaient instantanément retrouver l'esprit et les traditions de leurs anciens d'Arlon, de Bastogne et de Vielsalm dont les trois garnisons revivaient d'ailleurs dans les traces des aînés.
Les victoires au célèbre Challenge Maréchal Leclerc en 1968 et 1971 - dont ils purent conserver le trophée en tant que derniers vainqueurs - ainsi que d'innombrables autres victoires dans les compétitions les plus variées, dont le célèbre et regretté Challenge du Fusilier d'Assaut, ont démontré la valeur de leur entraînement et le niveau de leur esprit de corps.
Lors d'opérations au Congo, au Rwanda et au Burundi ainsi qu'à plusieurs reprises parmi les « casques bleus » en Slavonie orientale, en Bosnie et au Kosovo, ils allaient se montrer parmi les meilleurs.
Leur dernière participation à l'UNTAES en Croatie leur valut des éloges unanimes. Vous avez, leur disait le commandant de Corps, « donné une image qui fait honneur à notre armée et à notre pays ».
En 1998, notre Régiment constitua l'ossature, le commandement et l'essentiel du détachement belgo-luxembourgeois BELUBG1 (Belgium Luxemburg Battle Group #1) en Bosnie-Herzégovine.
Cette mission fut couronnée de succès et montra l'armée belge sous son meilleur jour.
La 2e Cie du Régiment participa à la mission belge au Kosovo, sous les ordres du 1er Lanciers (mission BELUKOS2). Le bataillon fut plus tard unité belge pilote pour la mission BELUKOS4; il y reçut la visite du roi Albert II qui se déclara très heureux de tout ce qu'il y avait vu.


NOS CHEFS DE CORPS

Le colonel BEM Descamps près de la caserne Léopold à Arlon

Les Chefs de Corps du 10e Régiment de Ligne


  • Colonel POPLIMONT, du 30 novembre 1830 au 11 mai 1831
  • Colonel BOUCHER, du 11 mai 1831 au 22 juin 1837
  • Colonel BORREMANS, du 22 juin 1837 au 29 juillet 1842
  • Colonel DENS, du 29 juillet 1842 au 6 avril 1848
  • Colonel GAUCHIN, du 6 avril 1848 au 26 mai 1857
  • Colonel ABRY, du 28 mai 1857 au 30 août 1866
  • Colonel THONON, du 1er septembre 1866 au 25 mars 1870
  • Colonel MISTET, du 11 avril 1870 au 25 mars 1875
  • Colonel DUTREWE, du 27 mars 1875 au 25 décembre 1875
  • Colonel BEECKMANS, du 26 décembre 1875 au 25 décembre 1879
  • Colonel VAN DER OOST, du 1er mars 1880 au 25 juin, 1886
  • Colonel DENIS, du 27 septembre 1888 au 28 juin 1890
  • Colonel CEURVORST, du 7 octobre 1890 au 25 mars 1896
  • Colonel SIMONS, du 26 mars 1896 au 25 décembre 1898
  • Colonel MASCART, du 26 décembre 1898 au 25 juin 1902
  • Colonel DUFLOT, du 27 décembre 1902 au 25 juin 1905
  • Colonel RUWET, du 25 juin 1905 au 27 décembre 1908
  • Colonel DOHET, du 27 décembre 1908 au 26 juin 1913
  • Colonel VERBIST, du 26 juin 1913 au 14 avril 1916
  • Colonel d'EM BALTIA, du 14 avril 1916 au 18 décembre 1916
  • Colonel BEM DEISSER, du 18 déc. 1916 au 30 janv. 1919
  • Colonel BEM DUBOIS, du 30 janvier 1919 au 8 mars 1920
  • Colonel BEM HUYGHE, du 8 mars 1920 au 16 juin 1920
  • Lieutenant-Colonel BREDAEL, Commandant intérimaire, du 16 juin 1920 au 7 septembre 1920
  • Colonel TOMBEUR, du 7 septembre 1920 au 25 mare 1922
  • Lieutenant-Colonel BEM GUILLEAUME, Commandant intérimaire, du 25 mars 1922 au 1er mai 1922
  • Colonel PERRAULT,, du 1er mai 1922 au 15 août 1923
  • Colonel BEM GUILLEAUME, du 15 août 1923 au 1er janvier 1927
  • Colonel BEM JACQMAIN, du 1er janvier 1927 à ce jour.

Les Chefs de corps du Régiment de Chasseurs Ardennais

Jusqu'à la guerre :

  • mars 1933 Colonel BEM Jacqmain
  • juillet 1933 Lieutenant-colonel BEM Lambert Chardome
  • dès la fin 1934 se forment les 1, 2 et 3 Groupements mixtes - qui deviendront 'Régiments' en 1937 (voir à ces noms)

Après la fusion des 1, 2 et 3ChA en 1994 :

  • Juillet 1994 Lieutenant-colonel BEM Yvan Jacques, qui prolonge son commandement du 1er Régiment
  • Octobre 1994 Colonel BEM Polo Fontaine
  • Janvier 1997 Lieutenant-colonel BEM Jean-Pol Chaudron
  • Mai 1998 Lieutenant-colonel BEM Yvon Michel
  • Mars 2001 Lieutenant-colonel BEM Jacques Delpire
  • Octobre 2003 Lieutenant-colonel BEM Philippe Steyaert
  • Juillet 2006 Lieutenant-colonel BEM Eric Harvent
  • Décembre 2008 Lieutenant-colonel BEM Pierre Gérard
  • Mai 2011 Lieutenant-colonel BEM Pascal Marteau
  • mai 2013 Lieutenant-colonel BEM Jean-Paul Baugnée, Ir
  • novembre 2015 Lieutenant-colonel BEM Etienne Goudemant


Les Chefs de corps du 1er Régiment de Chasseurs Ardennais

Jusqu'à la guerre :

Après la guerre :

  • Mars 1946 Lieutenant-colonel Marchau
  • Février 1947 Lieutenant-colonel Dumortier
  • Mai 1949 Major BEM Borgniet
  • Novembre 1949 Lieutenant-colonel BEM Palmaers
  • Août 1950 Lieutenant-colonel BEM Lallemand
  • Août 1951 Lieutenant-colonel Boutique
  • Octobre 1952 Lieutenant-colonel Régnier
  • Mars 1954 Colonel Forget
  • Mars 1955 Lieutenant-colonel Wattiez
  • Février 1957 Lieutenant-colonel Remience
  • Juin 1959 Lieutenant-colonel Lalière
  • Juin 1961 Lieutenant-colonel Goegebeur
  • Juin 1963 Lieutenant-colonel BEM Godet
  • Mai 1965 Lieutenant-colonel BEM Germain Jacques
  • Avril 1967 Lieutenant-colonel Delogne
  • Juin 1969 Lieutenant-colonel Roger Stenuit
  • Janvier 1971 Lieutenant-colonel BEM Robert Liebens
  • Novembre 1972 Lieutenant-colonel BEM Gilles Magon
  • Mai 1974 Lieutenant-colonel BEM Jean Chabotier
  • Mai 1976 Lieutenant-colonel André Lefèbvre
  • Octobre 1978 Lieutenant-colonel BEM Jean-Marie Castermans
  • Novembre 1980 Lieutenant-colonel BEM Maurice Dieu
  • Juin 1983 Lieutenant-colonel BEM Freddy Ferraro
  • Mai 1985 Lieutenant-colonel BEM Christian Legat
  • Avril 1987 Lieutenant-colonel BEM Luc Marchal
  • Avril 1990 Lieutenant-colonel BEM Yves Mattart
  • Juin 1992 Lieutenant-colonel BEM Yvan Jacques, qui devient commandant du nouveau Régiment fusionné en 1994; voir ci-devant.

Les Chefs de corps du 2e Régiment de Chasseurs Ardennais

Jusqu'à la guerre :

  • Septembre 1934 Lieutenant-colonel BEM Bost
  • Mai 1935 Colonel Daumerie
  • Avril 1938 Colonel BEM Merckx

Après la guerre :

  • Février 1952 Lieutenant-colonel Leblanc
  • Mars 1953 Major Raveau
  • Octobre 1954 Lieutenant-colonel Delchevalerie

Dans la réserve :

  • Août 1957 Lieutenant-colonel Lalière
  • Mai 1959 Lieutenant-colonel Quinet
  • Mai 1963 Lieutenant-colonel Stevelinck
  • Janvier 1970 Lieutenant-colonel Germain Jacques
  • Janvier 1971 Lieutenant-colonel Roger Stenuit
  • Décembre 1971 Major René Possot
  • Mars 1973 Lieutenant-colonel Taymans
  • Décembre 1974 Lieutenant-colonel André Lefèbvre
  • Mai 1976 Lieutenant-colonel Paul Belche
  • Juin 1979 Lieutenant-colonel Paul Barbier
  • Juin 1984 Lieutenant-colonel BEM Fernand Marchal
  • Mai 1985 Lieutenant-colonel BEM Lambert Mertens
  • Novembre 1988 Lieutenant-colonel Marcel De Tandt
  • Septembre 1989 Lieutenant-colonel BEM Yvan Jacques
  • Juin 1992 Lieutenant-colonel BEM Jacques Van de Veken, qui doit dissoudre le Régiment

Les Chefs de corps du 3e Régiment de Chasseurs Ardennais

Jusqu'à la guerre :

  • Septembre 1934 Colonel Robert

Après la guerre :

  • Janvier 1952 Major Pairon
  • Février 1953 Major BEM Impens
  • Septembre 1953 Lieutenant-colonel BEM Tellier
  • Octobre 1954 Major Stephany
  • Octobre 1956 Lieutenant-colonel BEM Wagner
  • Mars 1958 Lieutenant-colonel Stevelinck
  • Décembre 1959 Lieutenant-colonel Colpaert
  • Janvier 1962 Lieutenant-colonel BEM Peterkenne
  • Février 1964 Lieutenant-colonel BEM Camus
  • Août 1965 Lieutenant-colonel Servais Borboux
  • Octobre 1967 Lieutenant-colonel Arthur Derille
  • Mars 1970 Lieutenant-colonel Siraux
  • Janvier 1972 Lieutenant-colonel BEM Paul Detrembleur
  • Juillet 1974 Lieutenant-colonel Jean Bertrand
  • Octobre 1976 Lieutenant-colonel BEM Robert Brisy
  • Octobre 1978 Lieutenant-colonel Paul Belche
  • Septembre 1980 Lieutenant-colonel BEM Jean Henrioul
  • Septembre 1982 Lieutenant-colonel BEM Paul Mathen
  • Mars 1985 Lieutenant-colonel BEM Fernand Marchal
  • Mars 1987 Lieutenant-colonel Baudouin Keutiens
  • Septembre 1990 Lieutenant-colonel Marcel De Tandt
  • Janvier 1993 Lieutenant-colonel Albert Maury, qui fusionne le 3e Régiment avec le 1er pour former le Régiment de Chasseurs Ardennais; voir plus loin.

Les Chefs de corps du 4e Régiment de Chasseurs Ardennais

Jusqu'à la guerre :

  • 1 septembre 1939 Colonel BEM Coets

Après la guerre :

  • 1 mai 1961 Lieutenant-colonel A. Duvivier
  • octobre 1978 Lieutenant-colonel (R) Francis Debroux
  • ensuite Lieutenant-colonel (R) Baetslé
  • ensuite Lieutenant-colonel Emile Engels

Les Chefs de corps du 5e Régiment de Chasseurs Ardennais

Jusqu'à la guerre :

  • 1 septembre 1939 Colonel BEM Bourgies

Après la guerre :

Le Régiment ne fut pas reconstitué; son drapeau est aujourd'hui au Musée Royal de l'Armée.

Les Chefs de corps du 6e Régiment de Chasseurs Ardennais

Jusqu'à la guerre :

  • Septembre 1938 Lieutenant-colonel J.E. Desmedt

Après la guerre :

  • Juillet 1962 Major Pierre Rosman
  • 1965 Lieutenant-colonel Georges Rochez
  • 1968 Lieutenant-colonel (R) Marcel L'Hoost
  • Septembre 1974 Major (R) Marcel Sacré
  • Février 1979 Lieutenant-colonel (R) Gérard Van Nieuwenhove
  • Mai 1986 Major (R) René Fabry
  • Mai 1992 Major (R) Daniel Watelet

Les Chefs de corps du Bataillon Motos des Chasseurs Ardennais


  • décembre 1939 Cdt BEM Flébus
  • février 1940 Cdt, puis Major, Léon Krémer

Les Chefs de corps du Régiment d'Artillerie des Chasseurs Ardennais

Jusqu'à la guerre :

  • 1934 Major Hautem
  • nov 1935 Major Gennart
  • sep 1938 Colonel BEM Rigano
Après la guerre
  • avr 1951 Lieutenant-colonel BEM Woirin
  • jun 1952 Major Bakelants
  • août 1956 Lieutenant-colonel BEM Cardinal
  • jul 1958 Lieutenant-colonel BEM Simonet
  • fev 1960 Major Legaie (a.i.)
  • mai 1960 Lieutenant-colonel BEM Blondiau
  • nov 1961 Lieutenant-colonel BEM Delicour
  • fev 1964 Lieutenant-colonel BEM Delhasse
  • jan 1966 Lieutenant-colonel BEM Martin
  • août 1967 Lieutenant-colonel Schmitz
  • jul 1969 Lieutenant-colonel Urbain
  • sep 1971 Lieutenant-colonel BEM Desledt
  • sep 1973 Lieutenant-colonel Leblanc
  • sep 1975 Lieutenant-colonel BEM Duchateau
  • nov 1977 Lieutenant-colonel BEM Bodart
  • sep 1979 Lieutenant-colonel BEM Saintmard
  • avr 1981 Lieutenant-colonel Antoine
  • mai 1984 Lieutenant-colonel Pochet
  • sep 1987 Lieutenant-colonel Devos
  • sep 1989 Lieutenant-colonel Devaux
  • jun 1992 Major Simon

PETITE HISTOIRE DE NOTRE BERET VERT


A l'origine le concept du béret nous vient du Moyen-Age et est né dans le Béarn au sud de la France non loin du pays basque. Ce sont les Basques qui vont le reprendre à leur compte et le populariser d'abord en France et puis dans le monde entier. Nous connaissons tous la caricature du Français moyen avec sa baguette de pain sous le bras, sa bouteille de rouge et son béret sur la tête. Le béret est fait de laine tricotée qui après d'innombrables lavages et battages prend son aspect feutré.
Le béret de Chasseur Ardennais est né en 1933 et est inspiré d'un croisement entre celui des Chasseurs Alpins français de couleur bleue, le béret basque bien connu et celui des cyclistes fron-tières belges.
Dans la circulaire relative à la tenue du Régiment des Chasseurs Ardennais du Journal Militaire Officiel du 14 avril 1933 on parle explicitement du port du béret basque.
A cette date, les Chasseurs Ardennais ne disposent pas encore de la déjà célèbre coiffure et quelques commerçants avisés d'Arlon arrivent à s'en procurer. C'est la ruée et beaucoup de militaires du régiment possèdent le béret avant que celui-ci ne soit distribué en dotation officielle à l'unité. On le porte pour rentrer en permission et on l'arbore à qui mieux mieux.
Ces bérets officieux se font tellement voir que le Chef de Corps doit en interdire le port.
Les premiers à recevoir le béret vert officiel seront les miliciens de la levée du 15 octobre 1933. Il faudra attendre les mois de mars et avril 1934 pour que tous soient en possession de ce déjà très convoité couvre-chef.
Retenons également au passage l'Ordre du Jour Régimentaire dans lequel le Colonel précise que le béret alpin doit obligatoirement être :
  • de teinte vert foncé
  • de 10,5 pouces (29,35 cm) de diamètre
  • orné de la hure de façon que cette dernière soit placée au-dessus du milieu du front
  • placé sur la tête de sorte que, incliné à 40°sur l'oreille droite, la hure soit horizontale.
La première photo de presse de Chasseurs Ardennais en béret à la hure paraît dans " l'Avenir du Luxembourg " le 24 décembre 1933.
La première sortie officielle des Chasseurs Ardennais en béret vert se fera le vendredi 23 février 1934 lors de l'avènement du Roi Léopold III sur le trône de Belgique.
La veille, ils participèrent aux funérailles du Roi Albert ler, mais casqués, en mémoire du Roi Chevalier qui sut conquérir le respect de ses soldats par son engagement à leurs côtés sur le front de l'Yser en 1914-18.
Avant la seconde guerre mondiale, outre la hure, on pouvait retrouver sur le béret le numéro du régiment, une roue de vélo en lieu et place de la hure si on faisait partie d'une compagnie cycliste, ou le caducée si on faisait partie d'une compagnie médicale. Nos artilleurs avaient remplacé la hure de sanglier par deux canons croisés.
Certains officiers comme le Général Descamps portaient sur leur béret les attributs des officiers supérieurs et parfois même les foudres de guerre.
De 1933 à nos jours, il a existé trois modèles officiels de hure. Celui d'avant 1940 de forme allongée et assez plate ressemblait un peu à une sole. Le modèle que nous connaissons aujourd'hui est une variante plus ramassée et touffue.
Pour la petite histoire, notons que ce béret aura après la campagne des 18 jours en 1940 une telle aura que sa couleur sera considérée comme celle des unités d'élite au sein de certaines armées étrangères. Les Chasseurs Ardennais les plus chauvins prétendent que Winston Churchill s'en inspira quand il créa ses fameux commandos. [Note: voyez la page
CLIC visant à trancher une fois pour toutes ce sujet hautement controversé!]
Juste retour des choses, en 1946 après la libération du pays et la renaissance d'une armée belge officielle, les Chasseurs Ardennais devront pendant quelques mois porter des bérets verts de commandos anglais ornés de la hure. En effet, les approvisionnements en bérets de Chasseurs Ardennais se sont fait attendre.
En 1960 les Chasseurs Ardennais qui sont envoyés au Congo sont équipés d'un chapeau de brousse arborant la hure, mais, même sous des températures tropicales, ils préféreront porter le béret vert.
Notre béret bénéficie aussi de certains privilèges, nous sommes les seuls avec les Para-commandos à pouvoir porter le béret en tenue de cérémonie et en grande tenue.
La façon de porter le béret vert à aussi évolué ; aujourd'hui il se met moins incliné vers la droite et la hure se porte plus vers l'avant au dessus du nez.
Nous connaissons aussi aujourd'hui deux qualités de bérets, ceux fournis par les magasins militaires et ceux que l'on peut se procurer à la boutique de notre Fraternelle. La différence se situe dans le seul domaine de la qualité. Ceux de la Fraternelle sont de qualité supérieure et offrent un meilleur maintien par rapport à ceux fournis par la chaîne logistique militaire.
(d'après Jacques Gaand, dans la revue de notre Régiment " A toute al'hure " n°5.)

retour page

vers la page d'accueil du site